Echelle internationale

Plusieurs conventions ont évoqué ou ont traité la problématique des espèces végétales exotiques envahissantes comme réelle menace pour la conservation de la biodiversité et des milieux naturels. Les décisions qui relèvent de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) exhortent les Parties à élaborer des stratégies et des plans d’intervention sur ces espèces aux niveaux national et régional.

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Quels engagements internationaux face à cette problématique ? 

Convention sur la Diversité Biologique (CDB, 1992)

Cette convention évoque les espèces exotiques envahissantes (végétales et autres groupes taxonomiques) et demande à chaque partie contractante (168 pays) « dans la mesure du possible et selon qu'il conviendra, d'empêcher d'introduire, de contrôler ou d'éradiquer les espèces exotiques envahissantes qui menacent les écosystèmes, habitats ou espèces » (article 8(h)). En 2002, la conférence des Parties (COP6) a adopté plusieurs principes de base sur la prévention des introductions, la détection précoce et l'éradication rapide des espèces exotiques envahissantes encore peu présentes sur le territoire considéré et, si l'éradication n'est plus envisageable, la mise en place de méthodes de lutte à plus long terme.

Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV, 1952)

La CIPV a été instaurée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture afin de faciliter la coopération internationale en matière de lutte contre les organismes nuisibles aux végétaux et aux produits végétaux afin d’empêcher la dissémination de ces derniers à l’échelle internationale.

Convention de RAMSAR ou convention relative aux zones humides d'importance internationale (RAMSAR, 1971)

Cette convention, instaurée par l'Organistaion des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture a été ratifiée par la France en 1986 et a pour objectif la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. Les résolutions VII.14 et VIII.18 ont été adoptées concernant les espèces exotiques envahissantes dans les zones humides.

Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES, 1973)

Cette convention a été ratifiée par la France en 1978. Elle protège les espèces en fonction de leur statut de protection en réglementant leur transport et leur commerce international. Ainsi, actuellement plusieurs espèces animales sont interdites d'importation par le Règlement européen en lien avec la CITES (la tortue à tempes rouges, la grenouille-taureau, la tortue peinte et l'érismature rousse, par exemple) mais aucune espèce végétale n’est réglementée.

Convention de Bonn ou Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune et la flore sauvages (CMS, 1979)

Cette convention du Programme des Nations Unies pour l'Environnement a été ratifiée par la France en 1990. Elle assure la conservation des espèces migratrices terrestres, marines et aériennes sur l'ensemble de leur aire de répartition. Les espèces exotiques envahissantes sont mentionnées comme une menace dans l'article III paragraphe 4c et l'article V paragraphe 5e.

 

Mais aussi des engagements européens...

Convention de Berne ou Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe (Berne, 1979)

Cette convention émanant du Conseil de l'Europe a été ratifiée par la France en 1990 et a pour but de conserver la faune et flore sauvages ainsi que leurs habitats naturels et propose plusieurs recommandations relatives aux espèces exotiques envahissantes.

 

N. B. : Cette liste d'engagements internationaux n'est pas exhaustive.